Hehehehe la fille qui se fait larguer un 29 décembre. Classe hein? Encore plus que de rater son permis un 23 décembre. Or donc, la première chose que j’ai fait après avoir regardé Monsieur Paradoxe disparaître au coin de la rue de la Rousselle, c’est me rasseoir sur le banc où nous avions passé une heure à sangloter, et appeler Coline. 2h plus tard j’étais dans un train en direction d’Agen pour 3 jours, et c’était la décision à prendre je crois. Oh, bien sûr, ça n’a pas été tout le temps la bamba dans ma tête, mais les gens étaient cool et les programmes télés bien débiles, et fêter le réveillon le 30 décembre était bien fun. Il y a eu des moment très bien, comme quand j’étais lovée au fond du canapé d’en bas dans mon pull de ski, mon gros bouquin dans les mains et les deux garçons au piano, ou encore comme quand on a décidé de regarder Big Fish tous emmitouflés dans des grosses couvertures dans le canapé d’en haut. Et puis on était quand même en présence de Satan, élément non négligeable.

(Ce chat fait toujours une tête de fâché.)
Et puis cet après-midi je suis rentrée chez moi et je me retrouve à nouveau en train de pleurnicher dans ma baignoire. C’est fini, et pour de bon cette fois. Au moins je ne m’accrocherai pas désespérément à une possible réconciliation sur l’oreiller comme la dernière fois. Mais putain, c’est dur. Les mensonges qui déchirent le coeur une fois mis à nu, les souvenirs si doux, si beaux et qu’il faut enterrer sous peine de ne jamais passer à autre chose. Comment on s’arrête d’aimer quelqu’un? Je l’ai jamais fait moi. J’essaie de me raccrocher à ces petits moment où je me disais que c’était moins bien, que je commençais à moins l’aimer, mais que je pensais que c’était la routine. Ça sera peut-être plus facile comme ça.
En tout cas si je suis mon plan d’attaque en cas de rupture, il semblerait bien que je doive me trouver un rebound, et vite. Et puis bien sûr, vous aurez droit à une playlist de fille larguée.

Une fille larguée qui a de très jolies chaussettes.