Classé dans petit manuel de la rupture

Guess I got too excited when I thought you were around

Je ne compte pas les jours (pas vraiment), mais on dirait bien que ça va faire 1 mois que je me suis faite larguer.

Joyeux Moisiversaire!

Des impressions?

Je ne déprime pas. Enfin, pas trop. Enfin, pas vraiment. Au début, il fallait que je sois entourée pour ne pas pleurer (merci les 3 jours dans le château de la Belle au Bois Dormant pour le Nouvel An), et puis petit à petit je n’ai plus été triste que le soir et le matin, et puis maintenant j’ai juste un vague sentiment de tristesse/solitude quand je rejoins mes 30 pelotes de laine au fond de mon lit. Je n’ai même plus besoin de me retenir tant que ça d’envoyer un sms du soir ! Juste, j’aimerais trouver un substitut aux grands bras tendres et aux mains masseuses (l’homme aux massages est maqué maintenant, damn you karma ! ). Aussi, croiser par surprise l’ex en sortant de la BU est une expérience un peu désagréable, mais pas catastrophique. Je m’en suis bien sortie si on prend en compte le fait que j’avais mis ma tenue doudou, a.k.a. pull de ski, slim rentré dans les bottes avec braguette ouverte et grosses lunettes de quand je me lève à une heure bien trop matinale pour mettre des lentilles.

Je recommence à apprécier les moments que je passe avec moi-même. Après tout, j’ai passé un premier semestre un peu mouvementé, ça me manquait de ne pas avoir de temps pour moi. Les gens qui ne savent pas être seuls me font peur, et en même temps je les comprends : j’ai passé tellement de temps à me flageller mentalement dès que j’avais 5 minutes, j’ai rempli des carnets avec mes pleurnicheries il y a quelques années. J’essaie de les attirer dans le monde des gens qui ont fait la paix avec eux-même mais je crois que ça ne marche pas aussi simplement. J’essaie aussi de sortir un peu mais GUESS WHAT, je suis encore à découvert alors c’est pas top pour choper (insert tête blasée here).

Tout le monde me dit que je vais bien. Je culpabiliserais presque de ne pas faire la gueule à chaque fois que je vois quelqu’un, tiens. Les blagues que je tente sur mon récent célibat tombent à plat, les gens s’interrompent avec un sourire figé, c’est chiant, c’est pire que si quelqu’un était mort. J’ai vaguement l’impression que si ça se passe aussi bien pour moi, c’est que je dois enfouir quelque chose bien profondément et que je ne devrais pas, mais j’en ai plus rien à foutre. J’ai plus que jamais envie de ressentir les choses avec légèreté. La playlist de rupture, si elle fout autant la patate, c’est que des émotions comme ma bonne humeur sont très facilement remuées (presque volatiles), et ça ne va pas plus loin que ça. Et ce qui est bien, c’est que ça marche dans l’autre sens : pas de déprime autre que passagère ou d’énervement qui résiste à un haussement d’épaules et à un “ça me saoule”. La bonne humeur toute la journée, ce n’est finalement pas plus compliqué que du Katy Perry en boucle.

Bref, bilan à M + 1 : Bien, attribution des encouragements, doit continuer sur sa lancée.

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