(mais vu que le voisin me réveille tous les matins en criant sur son gamin, ça me fait plaisir de lui faire passer des notes de musique sous la porte)
Ma semaine de vacances s’achève dans le gras des nouilles chinoises et des pommes-courgettes. Je suis quand même un peu fière de moi: j’ai -un peu- bossé mes deux essays de 4000 mots (à rendre pour le 1e Avril, laissez-moi mourir) et j’ai presque fini The Lovely Bones, livre horrible et passionnant à la fois, mais vu que c’étaient les vacances j’avais beaucoup plus envie de regarder Hero Corp (une série de la lose avec plein de gens de Kaamelott dedans) en tricotant un bonnet suivant une méthode magique ancestrale (d’ailleurs je prévois de bidouiller un billet sur le tricot ici, si jamais des âmes en peine sont à la recherche de conseils).
J’ai re-regardé Easy A, en me marrant comme une baleine et en changeant ma sonnerie de portable en conséquence, mais surtout j’ai enfin vu Scott Pilgrim, et me voilà en train de polluer les voisins à coup de son ultra saturé en repensant à mes anciens rêves de batterie and stuff.
L’an prochain je retourne à la fac. Ça me laisse une année, une dernière année à profiter de mon statut d’étudiante encore dépendante. Et après? Je n’en ai pas encore parlé chez moi, mais je dégagerai de chez l’aïeule d’un commun accord avec moi-même pour laisser la place à mon frère, le petit génie en biologie. Je me verrais bien lui proposer une coloc’, en plus notre soeur nous rejoindrait un an après, ça nous ferait du bien de nous retrouver tous les trois libérés de la haute autorité parentale (enfin, ils sont pas maltraités non plus, mais juste, ça nous ferait du bien), mais j’ai bien peur qu’ils ne puissent pas s’assumer tout de suite, donc je range ça dans un coin de ma tête. Un concubinage étant hors de question pour le moment, je pense coloc’ avec un gens que j’aurai rencontré d’ici là, ou avec moi même.
En tout cas cette année erasmus aura fait voler en éclats toutes mes certitudes et mes plans pour l’avenir, et ça ne m’angoisse même pas. Si j’ai beaucoup pensé au futur ces temps-ci, c’est pour décider que ce n’est pas plus mal quand tout n’est pas fixé d’avance, n’en déplaise à cette vision hallucinée de l’avenir incertain (pandora staïle) que je dois à une présence maternelle un peu trop envahissante (coucou maman), et qu’après tout si je ne me lance pas dans le vide à 23 ans (putain ouais 23 ans bientôt les gars), c’est pas avec 2 enfants et un labrador que je le ferai (enfin je pourrais, mais les pauvres quoi).
Last minute link: les playlist de Hans, via Lylyjune.