That girl’s a genius oh-oh oh-oh-oh oh

Le truc quand tu te remets avec ton ex après une rupture difficile, tout ça en restant dans la ville des chocolatines (vu le succès que remportent mes LT de petits déjeuners, je me pose en ambassadrice de la chocolatine, parce que ce mot est tellement joli), c’est que chaque coin de rue est un potentiel réservoir à mauvais souvenirs. Le plus souvent c’est en m’asseyant à ma place favorite dans le bus – au dessus du chauffage, tout à gauche à côté de la fenêtre – que je me souviens de la moi d’il y a 2 ans, une grosse boîte sur les genoux qui contenait tout ce que j’avais laissé chez lui, sanglotant à qui mieux mieux, mais c’est rien ça. C’est aussi quelque chose de plus soudain qui peut me sauter dessus, comme ce banc de l’arrêt Sainte Croix en face dudit chez lui, sur lequel il m’avait bien tristement larguée, et que j’évite maintenant, mais qu’on a retrouvé bien awkwardement tous les deux l’autre soir en rentrant de Barbey. J’aime bien Bordeaux mais je ne sais pas si j’y habiterai toute ma vie (probablement pas si j’arrive à faire mon super métier de freelance-dans-toutes-les-villes-du-monde), et jusqu’ici j’ai eu de la chance, mais je me dis que ça doit faire bizarre de vivre quelque chose avec quelqu’un tout en croisant les souvenirs d’un autre, un parfum, un restaurant, une silhouette à l’horizon (que c’est poétique). La question doit moins se poser à Paris mais hey, plutôt mourir que d’aller habiter à Paris (la ville où tu apprends à baisser la tête quand on te suit en voiture parce qu’après tout tu l’as bien cherché, quelle idée de se mettre en jupe au mois de mai). Je pense donc opter pour une solution radicale : à chaque changement de copain un changement de ville.

(et la bande son du jour)

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